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Le blog d' IMAGE&POESIE

poesie

Critique littéraire par Sanjay Kumar: "Mannequin de notre époque"-recueil de poésie de Vandana Kumar, traduit par Vatsala Radhakeesoon.

28 Juin 2026, 06:05am

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Sanjay Kumar

Sanjay Kumar

Une poétesse de notre époque : un compte rendu

Mannequin de notre époque est le premier recueil de poésie de Vandana Kumar, publié à l’origine en 2023 en anglais et soigneusement traduit par la poétesse et traductrice mauricienne Vatsala Radhakeesoon. Ce recueil s’ouvre sur l’annonce de l’héritage transmis au sein de la famille où un objet ou une pratique est reconnu comme digne d’être conservé pour sa valeur symbolique ou identitaire. Le patrimoine se décline dans une double dimension, matérielle et immatérielle (« les recettes fabuleuses de Grand-mère », « le sens de l’humour d’un oncle »). La transmission qui s’effectue dans le cadre familial devient communautaire vers la fin du poème lorsque la poétesse s’interroge sur l’héritier de la Terre dont les forêts brûlent. Le poème qui commence par un simple partage de l’héritage familial occupe une dimension mondiale lorsque la notion de patrimoine s’élargit pour inclure le souci de la protection de l’environnement. Le lecteur est invité à reconnaître et à gérer le patrimoine mondial. Ce passage du privé au public, du particulier au général, capte notre attention au fil de la lecture du recueil. La poétesse se désole d’un monde qui « détruit les arbres et les langues de plein gré ». Cette image est encore plus percutante dans la langue du départ où le monde « cuts trees and tongues at will. » Ici, détruire la langue ne renvoie pas seulement à une glottophagie, c’est-à-dire, une disparition progressive des langues mais à une véritable rupture de communication. La vie urbaine y montre des individus atomisés, indifférents à leurs voisins, se contentant d’un simple échange de salutations. Ce qui manque dans cette communication c’est la profondeur et l’intimité. C’est pourquoi la poétesse ressent une nostalgie envers le paysage pastoral, la vie rurale où tout le monde connaissait tout le monde. Épuisée par la fatigue numérique, elle aspire à revenir au temps où l’on écrivait des lettres. Elle ne peut s’identifier à un monde témoin d’un massacre et cherche à s’éloigner des « cités mortes ».

La poétesse puise son inspiration dans la pandémie pour composer une dizaine de poèmes. La solitude provoquée par le confinement permet à la poétesse de réfléchir sur la distanciation sociale qui existait déjà même avant l’arrivée de cette crise sanitaire. La pandémie n’a fait qu’officialiser notre existence isolée dans la ville dépourvue d’empathie envers autrui. La poétesse n’hésite pas à poser une question rhétorique : « La société n’était-elle pas déjà distancée ? ». La crise sanitaire du Covid-19 n’engendre pas seulement un deuil passager ; elle agit comme un prétexte pour interroger l’histoire longue du chagrin dans la civilisation humaine : « l'histoire du chagrin est trop vieille / d’avoir commencé cette année / et trop jeune / pour en finir avec ça ». La pandémie n’est pas envisagée comme une rupture temporelle mais une étape dans la continuité historique de la souffrance humaine. C’est cette volonté de dépasser la simple contingence du moment qui confère à ces poèmes une valeur intemporelle. Un poème intitulé « Rien ne se passe » exprime l’angoisse existentielle des adolescents qui rêvent de retrouver la possibilité de se toucher librement. C’est cette chaleur du contact humain qui s’impose comme le fil conducteur de cette anthologie. La saison qui revient avec insistance au fil de l’anthologie, presque comme une obsession, est l’été. La collection réunit quatre poèmes dont le titre comporte le mot été. L’un des poèmes, intitulé « L’été de la mort » dessine la vie pendant la pandémie : « C’est l’été de l’inquiétude / la mort suspendue au balcon / comme des fruits saisonniers abordables ». Une telle imagerie transcende les limites du langage ordinaire pour dépeindre des émotions complexes. Elle évoque cette période où nous lavions les fruits et légumes avant de les laisser sécher au balcon. Chaque contact avec un objet rapporté du marché semblait imprégné de la possibilité de la mort. Certaines imageries brillent par leur ancrage tropical, comme la magnifique fleur de bougainvillier pour laquelle la poétesse montre une affinité aux dépens des roses. Cette plante grimpante porte ici non seulement le sens symbolique de la relation intime mais aussi une passion débordante.    

 

La poétesse devient satirique en critiquant le patriarcat qui réduit le talent d’une femme à la rondeur du roti : « une société qui a décidé / ses vertus / par sa forme et sa taille. » Ce pain traditionnel indien doit idéalement être parfaitement circulaire. La domination masculine se manifeste dans cette inégale répartition des tâches ménagères qui enferme les femmes entre les murs du foyer. Il y a des vers qui témoignent d’un ancrage dans la société indienne. Elle s’attache au foyer en évoquant les portes qui s’ouvrent sur les multiples voies offertes aux femmes, mais aussi les seuils qu’il leur est interdit de franchir.

 

Dans son œuvre emblématique, Le Rire de la Méduse, Hélène Cixous aborde la thématique de l’écriture féminine : « Il faut que la femme s’écrive : que la femme écrive de la femme et fasse venir les femmes à l’écriture, dont elles ont été éloignées aussi violemment qu’elles l’ont été de leur corps. » Cixous insiste sur le lien entre corps et écriture. Vandana Kumar, dans sa poésie, vise à libérer la parole des femmes de l’emprise patriarcale. Selon sa propre confession, la poésie est pour elle un espace de libre expression, un lieu où l’on peut coucher sur le papier des mots qui n’auraient aucune place dans une conversation policée : « Peut-être que la poésie a principalement la capacité de discuter ce que la plupart d’entre nous évitent d’admettre. » La poésie de Vandana Kumar célèbre la femme désirante, en allant à l’encontre des normes patriarcales qui tendent souvent à invisibiliser les désirs au féminin. Quelques poèmes dans cette anthologie incarnent l’intensité amoureuse qui se veut rivaliser avec la poésie de Neruda, le poète chilien. La dimension érotique de sa poésie se reflète dans ses vers où « l’amour peut faire fondre / ces couches de glace obstinées. » La rencontre entre Eros et Thanatos se dessine à l’aide d’une imagerie puissante qui ne passe pas inaperçue : « laissez votre baiser avoir le pouvoir d’effacer / d’autres baisers qui se sont produits / avant le vôtre / rendant tout le contact et les caresses précédents / d’importances décroissantes (dépourvus de sens) ». Ce baiser mortel présente une ambition contradictoire d’être le dernier mais aussi le premier parce qu’il désire effacer toutes les traces des baisers précédents. Certains vers atteignent une tonalité érotique où la charrue se présente comme un symbole phallique et le corps féminin comme une vallée : « dites-moi cher cultivateur / Quelle est la distance de votre charrue au foyer / Reposez-vous tout au fond de ma vallée / parce que je suis venue/pour être votre calmant (sauveur). »

 

Sauf quelques jeux de mots comme « bummer » et « summer » qui sont difficiles à rendre en français, la traductrice a fidèlement préservé la quintessence du texte dans la langue d’arrivée. La traductrice, elle-même poétesse, mérite d’être remerciée pour présenter une poétesse douée d’expression anglaise aux lecteurs francophones, pour assurer une « survivance », selon le mot de Walter Benjamin, au texte d’une poétesse de notre temps.     

 

    Sanjay Kumar

Sanjay Kumar enseigne depuis seize ans le théâtre et la poésie au sein du Département d’études françaises et francophones de l’Université EFL (EFLU), Hyderabad. Titulaire d’un doctorat en littérature suisse romande de l’Université Jawaharlal Nehru, New Delhi, il a dirigé six thèses de doctorat et il a publié une dizaine d’ouvrages. Il est également l’auteur d’une trentaine d’articles en français, anglais et hindi, affirmant sa place parmi les spécialistes reconnus des études comparatistes et francophones. Traducteur de renom, il a enrichi le champ littéraire hindi par la traduction de cinq romans français, dont Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier de Patrick Modiano et Les plus secrètes mémoires des hommes de Mohamed Mbougar Sarr. En 2025, il a également traduit Antigone de Jean Anouilh. Il a donné une trentaine de conférences dans les principales universités du pays. En 2014, il a cofondé avec deux collègues la revue Réflexions, devenue une référence incontournable en études françaises et francophones, qu’il continue de diriger.

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Représentants du mouvement IMMAGINE & POESIA

8 Décembre 2018, 06:56am

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Argentina: Alejandra Miranda

Armenia: Armenuhi Sisyan

Australia: Caroline Magerl

Bahrain and India: R. Gopakumar

Bangladesh: Hassanal Abdullah
Brazil: Cristiane Campos
Canada: Huguette Bertrand, Wendy Skog

Cameroon: Damien Senyuy

Chile: Tamara Valdovino

China: Misako Chida, Li Zhien
Croatia: Boris Pecigoš

Czech Republic: Robert Fürbacher
Denmark: Camelia Elias

Ethiopia: Helina Million
Finland: Ismo Jokiaho
France: Mar Thieriot

Gabon: Dany Okoumba

Georgia: Aleko Batashvili
Germany: Elke Kraft, Maria Marachowska, Heike Schmidt  

Greece: Fotini Hamidieli

Hong Kong and  Vietnam: Le Phuong
Hungary: Marianna Venczak

Indonesia: Djunaidi Kenyut
Iran: Tarane Ebrahimi

Ireland (Éire): Donna McGee

Israel: Helen Bar-Lev, Yuri Kabisher
Japan: Misako Chida, Maki Starfield

Kosova: Basri Mekolli

Latvia: Nadezda Krivohizina

Lebanon: Bernard Renno

Macedonia: Ivo Pecov
Malaysia: Eddie Lim
Malta: Doranne Alden

Mauritius: Vatsala Radhakeesoon

Mexico: Alicia Minyarez, Raymundo Garza Lozano

Morocco: Monsif Beroual

Namibia: Cecilia Czech

Netherlands: André Schreuder

Nigeria:  Oluwanbe Amodu
Poland: Mirek Antoniewicz, Krzysztof Ogonowski
Portugal: Vitor Mohinos
Romania: Dan Brad, Olimpia Iacob

Russian Federation: Ольга Налётова 

Saudi Arabia: Raed Anis AI-JISHI

Serbia: Katarina Radenkovic

Singapore: Gloria Keh

Slovakia: Alexander Varšík

South Korea: Jongo Park
Spain: Daniel Berdala
Sweden: Mats Eriksson

Syria: ILham Badreddine Mahfouz

Taiwan: Tzemin Ition Tsai

Thailand: Jacky Phaengtho

Tunisia: Aicha Skandrani, Mohamed Ali Essaadi
Turkey: Yesim Agaoglu
Uganda: Eria Nsubuga
UK: Peter Thabit Jones
USA: Stanley H. Barkan, Mia Barkan Clarke, Adel and Mary Gorgy, New York; Carolyn Mary Kleefeld, California

Uzbekistan: Asror Allayarov

Vietnam: Loi Duc Nguyen

Zimbabwe: Tonely Ngwenya

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Lidia Chiarelli et Enzo Papa: les expostions du Mouvement Immagine & Poesia

25 Octobre 2018, 16:41pm

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Lidia Chiarelli et Enzo Papa

Lidia Chiarelli et Enzo Papa

Lidia Chiarelli (fondatrice du mouvement) et Enzo Papa (critique d'art) organisent les expositions du mouvement Immagine & Poesia depuis 2010. Le lieu des expositions est la galerie Arte Città Amica à Turin, dirigée par Raffaella Spada et Renato Stolfi.

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REFLECTION by Timileyin Gabriel Olajuwon, Nigeria

23 Mai 2018, 13:28pm

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Source: https://issuu.com/immaginepoesia/docs/immagine___poesia_-_vol._5

REFLECTION – Timileyin Gabriel Olajuwon

1

When you look into a mirror,

How do you explain the spots in your shadow:

Do you see a ghost or a vast coast,

a silent grave or a burning altar,

a swaying dove or a playing cat,

a body, a soul or a spirit fighting your ageless self?

 

11

Mama said " a woman's heart is a reflection of self;

it is a talking drum of two faces,

what face you see is whom you've become;

when you see a silence like the calm ocean or

an emptiness like a withered leaf,

look beyond your eyes to see the shadow in your darkest hour

& be the silence in graveyards of living souls... "

 

111

This is how to begin a

journey into a woman's heart:

"Begin with a reflection of self

& end with an expression of silence"

 

Copyright (C) 2018

Timileyin Gabriel Olajuwon

TGO.

 

 

SHORT BIOGRAPHY

 

Timileyin Gabriel Olajuwon hails from Osun State, Nigeria. His poems have appeared in poetry journals, magazines and anthologies. He is the brain behind “Muse for World Peace Anthology” and the author of “Call for Retreat” 2013, "The Muse" 2017 and “Apeke and other poems” 2017– collections of poems.

More info: http://worldpoetry.ca/?tag=timileyin-gabriel-olajuwon




 

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"The Garden of Fears" by yeşim ağaoğlu

23 Avril 2018, 04:26am

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"Alternatif" by yeşim ağaoğlu

"Alternatif" by yeşim ağaoğlu

the gardens of fears

when its night time murderers come to the garden of fears

to swing on the swings

they get on the danger-slides  and slide away

they jump thru the terror-hoop

and dig in the sand pile of regrets

as if to bury their murders there

each time swearing this is the last time

but ah once the full moon rises

and if the owls are hooting too

their hands begin to grow huge

glitter of knives are in their eyes

gun-darkness settles on their faces

vapours invade the garden of fears

the howl of wolves here and there

the dogs are smelling blood

murderers drop in to swing on the swings

yeşim ağaoğlu

 

https://en.wikipedia.org/wiki/Ye%C5%9Fim_A%C4%9Fao%C4%9Flu

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"Tramonto in una tazza" en exposition à Turin, février 2018 - Lidia Chiarelli et Gianpiero Actis

5 Février 2018, 06:32am

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"Tramonto in una tazza" en exposition à Turin, février 2018 (Collection de poèmes de Lidia Chiarelli-Tableau de Gianpiero Actis)

"Tramonto in una tazza" en exposition à Turin, février 2018 (Collection de poèmes de Lidia Chiarelli-Tableau de Gianpiero Actis)

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L'art de Lidia Chiarelli sur la couverture du magazine Shabdaguchha, New York Décembre 2017

5 Janvier 2018, 06:05am

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Shabdaguchha, an International Bilingual Poetry Journal, Celebrating 17 Years of Publication

Shabdaguchha, an International Bilingual Poetry Journal, Celebrating 17 Years of Publication

Shabdaguchha, an International Bilingual Poetry Journal, Celebrating 17 Years of Publication  - Volume 20 Décembre 2017

Editor: Hassanal Abdullah

L'art de Lidia Chiarelli sur la couverture du magazine Shabdaguchha, New York Décembre 2017

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DROPS OF DEW Anthology - Tzemin Ition Tsai (Taiwan) / Lidia Chiarelli (Italy)

13 Juin 2017, 14:07pm

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DROPS OF DEW Anthology - Tzemin Ition Tsai (Taiwan) /  Lidia Chiarelli (Italy)

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"Where I came from" poem and image by Timileyin Gabriel Olajuwon, Nigeria

13 Juin 2017, 09:28am

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Photo by Timileyin Gabriel Olajuwon

Photo by Timileyin Gabriel Olajuwon

WHERE I CAME FROM

This is a song on the lips of gods...

Since gods are spirits,
where do gods live? - you may ask;
gods live in the desert of milk
of honey set in between dry bamboos,
they house in a cave of public streets
of living dead - wrenched of the earth,
they hide in the rusty land of gold
of flowing streams set on swollen faces,
they live in the mind of riches and
the thought of life's tussle.

gods live in the body
In the memories of our being;
of war, pains, smile and joy,
they live in the red wine of our broken bones
and in the seasoned smile of broken promises
(Epistle of lies);
gods live in the pit of unknown pity
on the vast field of greenish grains.

this song reminds me of
the tears of my mother,
the pains of my father,
the plights of my brothers,
and the "dryness" of my sisters...
it reminds me of silence
in the memory of where I came from!

@ Timileyin Gabriel Olajuwon
2017

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Devil's Trick, poème par 蔡澤民 Tzeim Ition Tsai, Taiwan - Collage par Lidia Chiarelli, Italie

31 Mai 2017, 04:50am

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DEVIL'S TRICK, digital collage by Lidia Chiarelli

DEVIL'S TRICK, digital collage by Lidia Chiarelli

鐘

 

守舊的方

框住不斷繞行的一生

再怎麼花心思

沒走出

規劃完美的跑道

終究成了個數時間的老頭兒

惡魔把戲

 

我擅長挖你心坎上頭的窟窿

而且住在裏頭

不時出動

抓回一些你的壞心眼

用細細麻麻的縫線 封口

醃成下酒小菜

味兒

十足辛辣

喜歡

蔡澤民

______________________

Devil trick

 

I'm good at digging the hole in your heart

And live in it

From time to time out

I recaptured some of your bad thoughts

Sealed with thin hemp sutures

Pickled as a cold dish to go with the wine

That taste

Full of spicy

Like it

__________________________

Trucco del diavolo

 

Sono bravo a scavare un foro nel tuo cuore

E viverci dentro

Di tanto in tanto uscirne

Ho riconquistato alcuni dei tuoi cattivi pensieri

Li ho sigillati con suture di canapa sottile

Li ho messi in salamoia come piatto freddo che va Con il vino

Quel gusto

Pieno di spezie

Mi piace

(translated by Lidia Chiarelli)

 

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